l'histoire de la demoizelle gabrielle commence

  Extrait de "Petite musique d'une nuit ou l'histoire de la demoizelle gabrielle"  Par Elsa LAborde

"L’onde bleue et profonde d’une rivière qui dort s’engouffre dans le cœur des êtres qui ne peuvent pas entendre les mélodies célestes. Des notes hargneuses qui s’envolent vers un monde peuplé d’amour et d’amitié. Je ne suis pas croyante même si mes mots sont le fruit d’une longue discussion avec un être suprême que je nomme sans crainte l’esprit. Cet esprit nous hante et nous amène à réfléchir au bon et au mauvais, au noir et au blanc, au dissonance et aux harmonies. Nous restons maitre de nos choix, mais, nous faisons appel chaque jour à cet esprit que l’on fait sien en nous confrontant chaque jour à une nouvelle pensée, à celle des autres et qui donne la capacité d'agir au mieux pour rendre notre vie meilleur. c'est l'esprit critique.

La musique, c’est tout ce que j’avais, et elle s’agrippait à mon esprit pour en troubler mon quotidien.

Cette histoire est l'histoire de ma rencontre avec Gabrielle, une musicienne qui chantait ses propres chansons. . Elle chantait sous le nom de la Demoizelle Gabrielle. Ce personnage bien étrange, sans limite. Elle avait plus d'une centaine de concert dans toute la France. Elle pouvait partir seule avec sa vieille voiture à la conquête d'un nouveau public, de nouveaux lieux. Elle n'avait peur de rien, ni du noir de la nuit, ni de la mort. Elle chantait des heures, des jours entiers, sans jamais se plaindre des douleurs physiques ou sentimentales. elle m'attirait et me repoussait. Dans ce monde de fou, comment ne pas devenir fous à notre tour?

N’ayons pas peur de nous laisser aller à ces douces mélodies qui nous enivrent à ces rythmes instables, qui nous font chavirer.

Gabrielle représentait ce monde magique où nous ne sommes plus des humains, mais des êtres surnaturels, dotés du pouvoir d’aimer sans se demander si on est aimé en retour.

Gabrielle était libre, elle voulait briser les limites que la société lui fixait. Elle voulait se perdre dans l’absurde, et le néant pour faire jaillir le beau et l’abondance. A trop jouer avec le feu, elle s’est brulée les ailes. Elle voulait vivre de sa musique et faire vivre sa musique. Un rêve que tout musicien veut réaliser. Mais elle voulait surtout dire au monde qui elle était , elle était la rage et la force de la révolte, elle ne cachait rien, ni sa sexualité ni ses blessures. Elle chantait au monde ce qu’elle croyait être vrai, les laideurs de ce monde pour en faire des refrains que chacun pouvaient retenir.

Gabrielle disait n'aimer personne, et ne vouloir pas être aimé. Et pourtant elle voulait être auprès des SDF, des femmes, des enfants, des hommes en détresse. Elle n’existait plus le temps d’une soirée, le temps d’un échange humain. A l’écoute de ceux qui se sentait mal, elle voulait  être assistante sociale.

Non, pas comme celle qui reçoivent les personnes pour donner de l’argent, et s’occuper uniquement des papiers administratifs, mais de celles qui écoutent les souffrances, considére l'humain comme personne qui ont des potentialités, qui partage les histoires douloureuses.

J’ai connu cette fille, cette femme, qui voulait vivre sans contrainte, qui voulait être là pour les autres, par la musique.

Je l’ai croisé dans un bar, je me souviens, c’était il y a 2 ans maintenant.

Cette femme me troublait, elle m’effrayait par ses élans de lassitudes, ses doutes, et ses rires. Je vais vous raconté son histoire, une histoire courte qui je l’espère vous fera connaitre le doute sur ce qu’on pensait être inébranlable.

 

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